[A lire] Shiva et Dionysos : La Religion de la Nature et de l’Eros, De la préhistoire à l’avenir

Shiva et DyonisosDepuis quelques mois je suis tentée par un ouvrage à chacun de mes passages sur amazon.
Lorsque je rallonge ma liste d’envie et la relis pour déterminer mes prochains achats (bien rares en ce moment, il faut le dire), je m’arrête toujours sur ce livre dont le titre m’attire terriblement.

 

Entre ma passion pour l’Inde et mes travaux sur Dionysos (archétype qui m’a beaucoup fait avancer sur le plan spirituel et personnel), le titre ne pouvait que m’intriguer.

Faute de l’avoir en main pour le lire et en faire une critique, voici ce qu’en dit l’éditeur sur le quatrième de couverture:

Pour Alain Daniélou, l’Occident a perdu sa propre tradition et éloigné l’homme de la nature et du divin. Il nous y fait découvrir ici que les rites et les croyances du monde occidental ancien sont très proches du Shivaïsme et très aisément expliqués à l’aide des textes et des rites préservés dans l’Inde.
Ce sont les religions relativement récentes du monde aryen et sémitique, Judaïsme, Christianisme, Islam et Communisme qui ont éloigné l’homme du reste de la création et de l’expérience religieuse et mystique multimillénaire dont la tradition s’est préservée dans l’Inde jusqu’à nos jours et que l’Occident, s’il veut survivre, devra retrouver.

En faisant des recherches sur ce livre, je suis tombée sur son titre anglais qui diffère légèrement:
Gods of Love and Ecstasy: The Traditions of Shiva and Dionysus
Ça claque, non? 👿
D’ailleurs, le résumé de l’ouvrage en anglais laisse présager des axes de recherches très proches de ce que j’attends cet ouvrage.

Shiva and Dionysus are the Hindu and Greek gods of magical power, intoxication, ecstatic sexuality, and transcendence who initiate us into communion with the creative forces of life. Revealing the earliest sources of the traditions of Shiva and Dionysus, Alain Danielou reconstructs the fabric of our ancient relationship with creation, vividly relating practices that were observed from the Indus Valley to the coasts of Portugal at least six thousand years ago.

Cela prouve encore une fois que les anglo-saxons sont moins hypocrites que nous au sujet de l’extase car ils ne font pas d’amalgames stupides à son sujet.
Car tout de même, l’extase (du latin ex-, « en dehors », et sto, stas, stare, « se tenir ») signifie avant tout « être en dehors de soi-même ».
Quoi de plus normal pour être en quête de mysticisme que d’être dans un état d’extase? :medit:
Extase Sainte Thérèse d'Avila

Aurait-on osé reprocher à Sainte Thérèse d’Avila d’être en extase?
Certes non, car une fois estampillé par l’Église catholique, cet état est considéré sans danger et bien propre sur lui…
Il est encouragé même, comme le montre la célèbre sculpture de Le Bernin située Chapelle Cornaro de Santa Maria della Vittoria à Rome.

De nos jours, avec la démystification et le désenchantement de notre société, on entend souvent les mots tabous de drogue ou de sexe derrière celui d’extase.
Or, comment caresser les énergies d’absolues (que certains nomment le divin) en restant centré sur notre petit nombril?
Comment les atteindre en se coupant de toute perception, de tout plaisir de toute vie? N’est-ce pas là essence même de ce que nous sommes: « pauvre petit être humain » à la fois animal et divin, à cheval entre ces deux condition, ni l’une ni l’autre, mais dans cet entre deux vertical de l’équilibre?

Si comme je le soupçonne déjà (par mes lectures diverses sur la figure de Shiva et mes travaux sur Dyonisos), cet ouvrage traite de cet aspect des deux divinités, sa lecture me permettra d’atteindre un nouveau palier et d’ajouter de nouveaux fils à ma tapisserie spirituelle…

Ou pas!

Je vous le dirai d’ici là… :-)

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2 réflexions au sujet de « [A lire] Shiva et Dionysos : La Religion de la Nature et de l’Eros, De la préhistoire à l’avenir »

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